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Publié : 7 juillet 2013
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Au revoir Anne-Gaëlle... Au revoir François...


Vous trouverez dans cet article le discours prononcé par Stéphane Le Vourch, le directeur de l’école, à l’occasion des départs d’Anne-Gaëlle Kerfourn et de François Battaglio.


A St-Joseph, un départ de l’école s’illustre toujours en chanson... Vous trouverez aussi la chanson écrite en l’honneur d’Anne-Gaëlle et François... et la chanson-surprise qu’Anne-Gaëlle a écrite, en guise de discours d’au revoir...


 


Les photos


 


Bonsoir,


 


Nous voilà au terme de cette année scolaire… L’été est là… L’été arrive… L’été sera beau, ou pas… Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur… Une chose est sûre, c’est que vendredi, la cloche retentira une dernière fois, et après, place aux vacances…


Malgré la conjoncture, nous avons passé une année sympathique… Bien remplie… Remplie de tout ce que les enseignants ont bien voulu proposer à nos élèves… Et il y en a eu, des propositions… Remplie aussi de tout ce que l’Apel, autour de Stéphane Périou, son nouveau président, aura proposé avec une double ambition : animer l’école pour récolter des fonds… Et ces fonds ne sont pas faits pour alourdir un livret d’épargne, mais bel et bien au service des enfants. J’aime rappeler que proportionnellement au nombre d’élèves dans l’établissement, vous êtes une APEL qui donnez beaucoup d’argent, notamment pour les sorties scolaires (8.000 € cette année). Cet argent nous donne des ailes… des envies aussi !… Alors MERCI à chacune et à chacun pour tout ce qui a été fait… Je n’oublie pas le personnel non-enseignant de l’école qui contribue à la qualité de vie dans notre établissement… Et si on parle personnel de l’école, on pense évidemment à l’Ogec. Autour de Jean-Marc Terrom, l’Ogec gère tout ce qui est lié au personnel, mais aussi aux bâtiments… L’Ogec gère tout ce qui est prévisible… L’Ogec gère aussi tout ce qui n’était pas prévu et qui nous tombe dessus, comme ça, sans crier gare… Merci à cette équipe aussi pour leur présence si importante à mes côtés…


Ce soir, je voudrais remercier plus particulièrement 2 personnes ce soir : François Battaglio et Anne-Gaëlle Kerfourn. Vous quittez tous les 2 l’école pour de nouveaux horizons professionnels.


François,


Tu nous es arrivé après ta formation, il y a 3 ans… Les temps sont durs… Les postes disponibles fondent comme neige au soleil et on te propose de partager ton temps entre 3 classes (le CM2 ici, avec moi à mi-temps, un ¼ temps en CE1 avec Anne, et un autre quart-temps à Kerlouan). Les temps sont durs, nous fermons une classe, je perds ¼ temps de décharge ; te voilà donc un mi-temps dans l’école (1/4 temps avec moi et ¼ avec Anne toujours) et un mi-temps à St-Derrien… Philosophe, c’est-à-dire sage, tu ne te plains jamais, tu sembles toujours heureux de ce qui t’arrive… Il faut se satisfaire de ce qui nous est proposé… de ce qui t’es imposé… Et tu t’adaptes…


Les hommes ne sont pas nombreux dans notre métier… Et tu as certaines qualités que l’on attend chez un homme : tu touches à tout… Informatique, petits travaux électriques, j’en passe et des meilleurs… La nature est mal faite ! Moi, j’ai 2 mains gauches, et toi, tu as les 2 mains droites…


Bref, à la rentrée prochaine, tu auras ta propre classe que tu n’auras pas besoin de partager… C’est ce que souhaite tout enseignant travaillant à temps plein… Aussi, nous te souhaitons bonne continuation dans ta carrière naissante… Et comme le disent les gens de bord de mer, même si tu t’en vas dans les terres… Bon vent !


 


Anne-Gaëlle…


Ta carrière professionnelle est jalonnée de surprises… bonnes et moins bonnes… Ton premier souhait, quand tu étais jeune (si je peux me permettre !), c’était de devenir prof en collège-lycée… Mauvaise surprise… Le concours te barre la route ! Tu décides de tenter ta chance dans le 1er degré et tu réussis. Tu es nommée à Milizac. Un poste se libère à Plouguerneau, près de la maison ; tu tentes ta chance, tu postules… mais je te fais savoir que quelqu’un est déjà sur les rangs… et qu’il n’est pas raisonnable d’espérer l’obtenir… Et contre toute attente, tu es nommée ! Bonne surprise !


Les mauvaises conjonctures, encore elles !, te font réfléchir à ton avenir professionnel et tu décides de passer le concours pour devenir enseignante en Collège-Lycée… Tu t’y prépares, en plus de ton boulot d’instit… Quel courage ! Tu es convoquée pour un oral, à Lille, normal ! Tu rentres peu enthousiaste… et pendant les vacances de Pâques, le 30 avril, je m’en souviens, tu reçois la nouvelle : à la rentrée prochaine, tu seras prof de collège… Tu m’envoies un mail… A la lecture de ce mail, 2 mots me viennent à la bouche… Super ! Mince !


Oui, super ! C’était ton premier vœu, enseigner dans le 2nd degré, et ce changement est une bonne nouvelle pour toi…


Et Mince ! Mince car tu avais toute ta place dans notre équipe, et nous passions toujours de bons moments… A table, en réunion, sur la cour de récréation… Nous garderons en mémoire tous ces bons moments… et nous savons que tu reviendras nous voir… ne serait-ce quand tu viendras chercher tes enfants à l’école… et tu nous raconteras ce qu’est la vie de prof…


Et pour terminer, comme je m’adresse à une prof de lettres, et que tu nous as habitués à tes bons mots, je m’essaie à une suite de rimes identiques… mais je ne sais plus comment ça s’appelle… Tu nous le préciseras sans doute…


Anne-Gaëlle,


Tu as travaillé avec abnégation au service des élèves ;


Tu n’as pas compté tes heures de concertation.


Pour toi, c’est fini les opérations, les tables d’addition ou de multiplication… Fini aussi la natation, les surveillances des récréations…


Tu vas retrouver ta matière de prédilection, ça te laissera peut-être du temps pour la relaxation… Mais que cela ne te fasse pas oublier que même les profs ont à faire des préparations ; ils ont aussi des corrections…


En tous cas, pour ce diplôme obtenu, nous t’adressons Anne-Gaëlle, nos félicitations, et espérons que cette nouvelle vie qui s’ouvre devant toi, t’apportera beaucoup de satisfactions !


Stéphane LE VOURCH


 


Chanson pour Anne-Gaëlle


Air : Le tourbillon de la vie


 


Après Milizac


Tu poses ton cartable


A Plouguerneau,


Près de la maison


Mais au fond de toi


Ce que tu voulais


C’était l’professorat...


 


Alors après tes longues journées


Tu as dû encore travailler


Pour essayer d’changer d’métier


Remettre ton nez dans l’vieux français


Eh ben ma foi t’y es arrivée


 


Fini la cantine,


Fini la piscine


Les concertations,


L’habilitation


T’auras plus non plus,


Ce s’ra révolu


Le cadeau des parents


 


Tu vas leur manquer à ces bandits


Toi qui leur racontais l’histoire


Tu vas nous manquer à nous aussi


Toi qui nous racontais des histoires


A nous décrocher la mâchoire


 


Tu as monté


Beaucoup de projets


EN littérature ou dans la nature


Mais on le savait,


Si tu t’en chargeais


C’était mauvais temps assuré


 


Que d’anecdotes il restera


Avec tes sorties en parka


Que d’anecdotes il restera


Alors pour toi HIP HIP HIP HOURRA (bis)


 


Au son d’la guitare,


On te reconnaît


De Yannick Noah


A Charles Trénet


Et puis quand tu chantes


Tu as une voix


Que l’on n’oubliera pas !


 


Que d’anecdotes il restera


Tes mises en scène bien à toi


Que d’anecdotes il restera


Alors pour toi HIP HIP HIP HOURRA (bis)


 


 


 


Chanson pour François


Air : Siffler sur la colline


 


-1-


A l’école bien habillé, les chemises bien repassées


Et quand tu rentres le soir, elles sont rangées dans le placard


Le bleu est vite enfilé, et le travail peut commencer


Installer une baignoire ou réparer un vieux tiroir


Et l’placo, et l’placo


 


-Refrain-


Tu t’en vas enseigner à temps-plein à Saint-Derrien


Poser tes valises et tes classeurs ce n’est pas rien


Fini le bord de mer, te voilà en pleine terre


Un’ seul’ destination, tu verras, tu vas t’y plaire


Ca va le faire, ça va le faire…


Oh, oh…


 


-2-


Avec ta besace rouge, la cuisine de Virginie


Ton humour pince-sans-rire, mais aussi ta galanterie


Sauf à l’égard de Laurence, pour elle c’est en alternance


Quand vous fait’ des photocopies, vous êt’ les meilleurs amis


 


 


-3-


Pas de problème électrique, pas de problème informatique


Pas d’problème en arts plastiques et pas non plus en sciences physiques


Car tu es un homme pratique qu’il faut avoir dans sa boutique


Mais seulement il y a un HIC, tes articulations font COUIC


Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe….


 


 


Chanson d’Anne-Gaëlle


 


 


Ça faisait seulement six années qu’on s’connaissait


Pas un seul accroc dans l’parcours, c’était parfait


Une école bien dans le vent, une équipe fort dynamique


Parents, enfants et enseignants, un univers si sympathique !.


 


 


C’était facile, c’était pratique, une sacrée chance


Plus qu’32 kermesses, 32 coups d’stress, et je pense


Oui, j’explosais à coup sûr, le record de longévité


Détenu par notre chère Laurence, lorsque j’ai eu.....le CAER


 


 


Le CAER, j’explique pour les non initiés


La voie d’accès pour l’secondaire, le CAPES pour l’école privée


Pour enseigner aux grands dadets, aux boutonneux, aux prépubères


Ben oui pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??


Ce fut une grande surprise mettez vous à ma place,


Voilà c’est fait, je vais devoir quitter ma classe


Et j’ai vu ma vie défiler, devant mes yeux déconcertés


C’est sûr qu’en essayant, j’prenais le risque d’y arriver......


 


 


Ça faisait seulement six années qu’on s’connaissait


Fallait voir ça les belles années qu’on a passées


J’avais trouvé une vraie famille, partageant joies et galères


J’me sentais en sécurité, jusqu’à c’que j’ai....le CAER


 


Le CAER, plus besoin maintenant d’expliquer


La voie d’accès pour l’secondaire, le CAPES pour l’école privée


Pour enseigner aux grands dadets, aux boutonneux, aux prépubères


Ben oui pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??


 


 


Quand j’suis arrivée dans l’école, il y a 6 ans


J’suis devenue blême simplement en apprenant


Qu’il y avait piscine chaque semaine et alors j’ai bredouillé


Exactement c’que vous craigniez, j’étais une vraie calamité


Que j’savais pas bien nager, qu’j’avais jamais fait ça avant


En plus fallait s’é......, toutes les semaines, super KDo
 


Ben oui ça marque la vie d’instits,


 Un concentré d’activités


L’année scolaire passe si vite, et tout cela va me manquer


C’est parfaitement compréhensible, qu’on s’attache à ce métier


Il n’y a rien de plus paisible, que d’s’occuper de petits anges


Ecouter leur doux murmure dans la cour de récré


Leur transmettre quelques rudiments ; et surtout bien donner le change


Pour être une bonne maîtresse, il faut savoir tout faire


Mais dans leurs regards que d’gentillesse,


Jamais ils ne bronchèrent, pourtant !


 


Ça faisait seulement six années, qu’on s’connaissait


J’allais quand même pas laisser ça nous séparer


Mais si vous voulez bien, j’vais me permettre un commentaire


Depuis l’temps qu’on s’ connait,


Je veux juste être sincère


Vous n’êtes pas juste de bons collègues avec qui j’aimais savourer


Macédoine chaude et soupe salée au vermicelle fondant à souhait


Confiez-leur vos enfants, très chers parents, j’ vous garantis


Ils ne comptent pas leurs heures, et n’aspirent qu’à leur bonheur


D’ailleurs j’vous parie qu’lan prochain, le mercredi ou le samedi


Ils reviendront tout exprès pour s’occuper d’nos chérubins


Simplement du fond du cœur....!!!  merci...!


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